«On a créé à la fois un bistrot et un gastro, tout simplement parce qu’on aime les deux. Parfois, je n’ai pas envie de réfléchir à chaque bouchée, j’ai juste envie de me rassasier, béatement, en joyeuse compagnie » raconte Magnus Ek en picorant quelques frites coupées au couteau, bien soufflées après deux bains de friture.

Nous sommes chez Oaxen Slip, la partie bistrot qui flirte avec l’espace gastro d’Oaxen Krog ; une ancienne usine de carénage baignée de lumière, et meublée avec une rare élégance. On aime le détail de la barque en bois accrochée au plafond, les immenses tables communes, la cohérence du lieu, jusque dans les tenues portées par les jeunes femmes en salle, ou les planches qui servent de supports aux joyeuses nourritures.

Dans ce cocon, on se régale de vins natures, choisis à travers l’Europe par Agneta, la femme de Magnus, de charcuteries maison et de plats nourriciers à partager sans scrupule. À la lumière tamisée, on jubile de ce rapport au repas. Agneta parle de « gipsy dinner », Magnus de festin, de quotidienneté, de bonheur. De simplicité aussi, beaucoup. C’est alors qu’en partageant notre calamar en compagnie du chef ou notre trifle d’anthologie à la banane chocolat, on sourit de tant de sincérité.

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