Pratz, on l'a découvert un peu par hasard, un dimanche de printemps. Normalement, "la cave à manger" ou "le bar à boire" sont fermés ce jour là. Cette fois-ci, un vide grenier/dressing était organisé. Pour le plaisir et pour faire connaissance avec les riverains du quartier South Pigalle.

Difficile de faire mieux comme première approche. Surtout quand une fournée d'empanadas puis de cookies envahit l'espace.

Il y a quelque chose de joyeux dans le Pratz qu'a créé Thomas Babot. Quelque chose de généreux aussi. De chaleureux.

Au déjeuner, c'est sandwich, mais pas n'importe lequel. Celui du jour est souvent chaud, souvent généreusement garni. Cette fois, jambon blanc à la truffe en toute fines lamelles, morbier dégoulinant, tomates confites. Une baguette mi farine blanche mi seigle ultra croustillante, un verre de rouge "Me gustas tu" par exemple- une Sirah d'Espagne-, et qu'est-ce qu'on est bien ! Le soir, des planches charcut fromage, des conserves de compotées - artichaut truffe ou figue tomates, des must, du pan con tomate, des gros haricots blancs, du mont d'or juste dévoilé et coulant au four, du boudin noir gratiné et pleins d'autres réjouissances inlassables issues du coin épicerie et choisis avec bonté par Thomas qui a fait chez ses armes au comptoir Da Rosa. Thomas aime raconter le vin naturel aussi, beaucoup. Sa sélection change au grès de ses humeurs et de ses trouvailles. Les flacons sont de bon goût, du bon moment, et jamais trop onéreux. Ils sont à emporter aussi. On aime se laisser guider vers un vin en macération pelliculaire gorgé de soleil et pourtant si vif qu'on aura envie de le reprendre à chaque fois, jusqu'à en épuiser le stock. Vous l'aurez compris, Thomas et Jessica, (la complice argentine pétillante à l'accent qui chante), rendent chaque client fidèle, épris de Pratz.

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