The Jane, imaginé par le Hollandais Sergio Herman et son complice Nick Bril, fait beaucoup parler de lui à Anvers. Difficile de passer à côté de ce restaurant spectaculaire, conçu dans une ancienne chapelle, réhabilitée pour accueillir pas moins de 250 couverts par jour réservés plusieurs mois à l’avance. Vitraux aux inspirations de tatouages, néons gigantesques en forme de crâne, cuisine ouverte magistrale en guise d’autel, les références subversives sont partout mais toujours cohérentes. Le design de l’espace a été confié à Piet Boon, on pourrait être à New York, Shanghai ou Hong Kong, le dépaysement est extrême, le lustre gigantesque (800 kg pour une hauteur de 12 m) composé de 150 lumières, étant l’unique repère. Créé par l’agence PSLAB à Beyrouth, il donne une ambiance particulière au lieu. La playlist électro pointue élaborée par Nick, DJ à ses heures perdues – et parfois chez The Jane le samedi soir – le personnel de salle habillé en G-Star et portant des chaussures montantes Fashion Club 70, rien n’est laissé au hasard. Et ça fonctionne. Tout comme dans l’assiette, elle aussi fichtrement théâtralisée : couscous revisité, Bloody Mary déstructuré, riz safrané et soupe de poisson type bouillabaisse, c’est coloré, très technique, les texturessont multiples, les visuels époustouflants, les goûts francs.

Chaque étape du menu dégustation en sept ou huit services cultive l’intranquillité. Si on veut se la jouer encore plus survolté, direction l’Upper Room Bar à l’étage au-dessus et ses cocktails et tapas complètement délurés. Qui a dit que les restaurants étoilés devaient être ronflants ?

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